
Titre : | Les discordances du moi : Essai sur l'identité personnelle au regard de la transplantation d'organes |
Auteurs : | Simone Romagnoli, Auteur |
Type de document : | texte imprimé |
Editeur : | Nancy [France] : Presses universitaires de Nancy, 2010 |
Collection : | Epistémologie du corps |
ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-8143-0023-1 |
Format : | 356 p. / Bibliographie |
Langues: | Français |
Index. décimale : | ER/A (Bioéthique: ouvrages généraux abordant diverses questions) |
Résumé : |
La réflexion sur l’identité personnelle traverse la tradition philosophique occidentale depuis l’Antiquité. Pourtant, la question de savoir ce qui constitue l’identité de la personne à travers le temps est encore sujette à controverse : est-ce la continuité de l’âme, du corps, de la mémoire, du cerveau fonctionnel ou des fonctions vitales constitutives de l’espèce ? En analysant les principales conceptions philosophiques qui s’affrontent depuis Locke, Simone Romagnoli tente de résoudre l'opposition qui est venue à se constituer entre la question métaphysique « Que suis-je ? » et la question épistémologique « Qui suis-je ? ».
La problématique de l’identité personnelle à travers le temps est abordée sous l’angle particulier de la transplantation d’organes. Grâce à l’étude de l’argument dit du « changement de corps », qui se base sur l’hypothèse de la greffe de cerveau, l’Auteur dégage les présupposés conceptuels qui conditionnent la perception des enjeux soulevés par les cas réels de transplantation. Il est ainsi possible de comprendre pourquoi les théoriciens de l’identité qui s’y intéressent semblent incapables de penser avec justesse les défis que leur lance l’une des plus grandes avancées thérapeutiques du XXe siècle. Face aux patients qui demandent « Qui suis-je maintenant ? », les outils conceptuels à disposition des théoriciens semblent les conduire dans une impasse. En mobilisant d’autres savoirs comme la physique et la médecine (physiologie et psychiatrie notamment), Simone Romagnoli développe un modèle théorique concurrent à celui d’identité personnelle : l’unité personnelle transductive. Ce modèle, qui se base sur une philosophie du corps et de l’expérience vécue, invite à penser autrement ces cas individuels (de l’intersexualité aux personnes en situation de handicap en passant par la transplantation d’organes) qui déjouent les catégories philosophiques héritées, à partir desquelles se construit notre conception de la personne. |
Note de contenu : |
- Préface (Bernard Baertschi)
- Introduction - Position de la problématique - Le déroulement d’un travail au croisement de différentes disciplines - Plan du travail - Remerciements PREMIÈRE PARTIE - 1. Les chantiers philosophiques contemporains de l’identité personnelle : §1 Les Conceptions réductionnistes (complexes) et non-réductionnistes (simples) de l’identité personnelle : un aperçu / §2 Au cœur de la problématique : la persistance et l’évidence relèvent-elles de niveaux inconciliables ? / §3 « Identité(s) » / §4 « Personne » et/ou « être humain » - 2. Esquisse d’une conception de l’unité personnelle transductive : §5 Discordance et transductivité de la personne : Gilbert Simondon. Discordance et passivité du moi / §6 Une conception unifiée de la personne : l’image du corps / §7 Le positionnement de la conception de l’unité personnelle transductive dans les chantiers contemporains. Quatre hypothèses de travail DEUXIÈME PARTIE - 1. Les théories prémodernes et contemporaines de l’identité personnelle et la révocation de la condition corporelle : §8 Antécédents : l’amputation et l’échange des corps (8.1 Descartes ; 8.2 Locke) / §9 Le critère de continuité de mémoire : opposants et partisans )9.1 Butler ; 9.2 Reid ; 9.3 Quinton, Parfit et le critère de continuité de mémoire révisé ; 9.4 Williams) - 2. Le thème de la transplantation cérébrale dans le débat philosophique contemporain : §10 La conception neo-lockéenne de Sydney Shoemaker et l’argument de l’« extraction cérébrale » / § 11 approche somatique I (le critère cérébral) : Wiggins et le cerveau comme condition nécessaire et suffisante de l’identité personnelle / §12 Approche somatique II (Le critère corporel) : Williams propose un argument méthodologique qui contredit l’« intuition de transplantation » / §13 Approche psychologique I : Nagel et le cerveau comme condition nécessaire de l’identité personnelle / §14 Approche psychologique II : Parfit propose une révision de la continuité psychologique et l’abandon de l’identité personnelle / §15 Approches somatique III (Le critère biologique ou animaliste) : Un argument contre l’« intuition de transplantation » / §16 Discussion critique sur le caractère subjectif de l’expérience et sur la mémoire désincarnée TROISIÈME PARTIE - 1. Unité personnelle transductive et image du corps : §17 Reprise et caractérisation de la problématique / §18 L’anthropogenèse : Maine de Biran : la théorie du corps propre et la doctrine des points de vue / §19 Le cas de Jean-Luc Nancy / §20 Le cas d’Oliver Sacks : une tentative d’interprétation / §21 L’Image du corps : Quelques précisions sur les notions de « schéma corporel » et d’« image du corps » ; L'origine neuropathologique du schéma corporel ; La deuxième filiation : la psychanalyse (moi corporel et image du corps) / §22 L’image du corps chez Paul Schilder / §23 Image du corps et unité personnelle transductive - 2. Image du corps et transplantation d’organes : §24 Troubles identitaires et transplantation d’organes : remarques introductives / §25 Petite phénoménologie de la greffe cardiaque sur fond du parallèle entre le phénomène du fantôme et les troubles identitaires chez les patients transplantés - Conclusion - Bibliographie |
Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
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ER/A 013 | ER/A 013 | Livre | Bibliothèque principale | Livres empruntables | Prêt possible Disponible |