
Titre : | Le mythe des origines chrétiennes : Influence de l'histoire sur la foi |
Auteurs : | Robert L. Wilken, Auteur ; J. Chambert, Traducteur |
Type de document : | texte imprimé |
Editeur : | Paris [France] : Librairie Arthème Fayard, 1974 |
Collection : | Points chauds |
Format : | ii + 214 p. |
Note générale : | Titre original: The Myth of Christian Beginnings (1971) |
Langues: | Français |
Langues originales: | Anglais |
Index. décimale : | HS/K (Débats sur la Tradition & les traditions en théologie; variation du dogme) |
Résumé : |
S’il y a une constante dans l’histoire des religions, c’est la répu gnance aux changements dans les rites et les formulaires. L’absolu étant invariable, pourquoi son expression sensible, émotive, conceptuelle varierait-elle ? C’est tout le problème des relations de l’histoire avec la foi, des relations entre l’expérience vive des générations et un message formulé pour toujours.
Robert L. Wilken attaque le problème de façon fascinante et provocante. Comme tout phénomène historique, le christianisme est né, s’est développé, et ne peut vivre que dans le mouvement. On ne surmontera pas les difficultés de vivre sans cesse renaissantes, en prenant pour modèle un christianisme soi-disant des origines. Ce serait la plus grave et la plus paralysante des erreurs d’ériger les origines en mythe intangible. Outre qu’elles sont toujours sujettes à de nouvelles interprétations, elles ne répondent pas à toutes les situations, qui se succèdent dans l’Histoire sans jamais se ressembler. La vie exige invention et adaptation. Le mythe gèle et typifie un moment de l’histoire. Se régler sur lui, c’est condamner tous les moments différents : c’est signer un arrêt de mort. Soyons donc francs : prétendre retourner au mythe des origines, c’est donner en fait une nouvelle interprétation de la foi. A travers maints exemples, l’auteur démontre que l’adaptation nécessaire et réussie n’est pas un retour en arrière vers un légendaire âge d’or, mais un bond en avant vers un avenir que ni les Apôtres, ni les martyrs n’avaient imaginé. Telle est la condition pour que la foi demeure. |
Note de contenu : |
- PRÉFACE
- 1. LE RECOURS AU PASSÉ : La mémoire, révélatrice d’identité personnelle. — La vision du passé de l’Amérique. — La magie des légendes. — Qu’est-ce que le « réel »? — Perspectives chrétiennes et juives. — Diversité des souvenirs chrétiens. — Un christianisme soi-disant immuable. — Un passé autoritaire - 2. PRÉFÉRENCE POUR LES CHOSES ANCIENNES : Le besoin d’une perspective d’avenir. — Luc et les normes de l’histoire. — Première esquisse d’une reconstitution chrétienne du passé. — Les deux siècles les plus dynamiques. — Les souvenirs d’Hégésippe. — L’Église, en tant que vierge. — Tertullien contre l’hérésie. — La période des dieux. — La vérité est antérieure à l’erreur - 3. UNE HISTOIRE ECCLÉSIASTIQUE HORS DES NORMES DE L’HISTOIRE : Eusèbe. — L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe. — Les origines divines. — Les hérétiques. — Des légendes compulsives. — Les tests de la vérité. — L’histoire non évolutive - 4. PAS D’AUTRE FOI QUE L’ANCIENNE : Le concile du « brigandage ». — Le concile de Chalcédoine. — L’attitude patristique. — La doctrine de la Trinité. — Le Saint-Esprit. — L’importance grandissante des Credo. — Pierre Abélard - 5. LA DÉTESTABLE ACCUSATION DE NOUVEAUTÉ : Les livres historiques sur la Réforme. — Les Centuries. — Les Annales ecclesiastici. — Un certain atout - 6. LES APÔTRES A VOTRE SERVICE : Les Réformateurs de gauche. — Le piétisme. — Un nouveau principe de critique. — Le « père de la théologie historique ». — La Bible infaillible. — Le pape infaillible. — John Henry Newman. — Adolf von Harnack. — La théorie du « catholicisme primitif ». — Deux cas spéciaux dans l’histoire du christianisme - 7. ON NE PEUT PAS REVENIR AU POINT DE DÉPART : Christianisme et innovation. — Quelle était la foi originale ? — Les tout premiers témoignages. — Le « Fils de l’homme ». — La valeur du témoignage du Nouveau Testament. — Les leçons de l’Ancien Testament. — Les critiques sont-ils assez sévères. — La controverse de Nicée. — Diversité et identité communes. - 8. LE PASSÉ NE DICTE PAS L’AVENIR : Il faut transcender le présent. — Le grand sophisme. — La conception chrétienne. — Notre époque postconstantinienne. — L’antisémitisme chrétien. — Le passé n’est pas le tout de l’histoire - ÉPILOGUE - NOTES SUR LES CHAPITRES |
Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
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HS/K 007 | HS/K 007 | Livre | Bibliothèque principale | Livres empruntables | Prêt possible Disponible |