
Titre : | La Carthage de saint Augustin |
Auteurs : | Gilbert Charles-Picard, Auteur |
Type de document : | texte imprimé |
Editeur : | Paris [France] : Librairie Arthème Fayard, 1965 |
Collection : | Résurrection du passé |
Format : | 222 p. / Bibliographie; photos N&B |
Langues: | Français |
Index. décimale : | GJ/D (Histoire de l'Eglise: 313-5e s (conciles oecum.)) |
Résumé : |
A la Carthage punique, que les légions effacèrent du sol et que Flaubert devait faire revivre en des pages célèbres, succéda une Carthage romaine, qui fut une brillante et luxueuse cité. Véritable capitale où convergeaient les intelligences de l'Afrique, saint Augustin y poursuivit ses études, mais aussi d'autres expériences qui allaient, pour une bonne part, décider de son évolution spirituelle.
Pendant quatre siècles, cette Carthage romaine connut une vie active, tumultueuse, passionnée, faisant dire à saint Augustin qu'il "y crépitait, comme une huile bouillante, l’effervescence des amours honteuses”. A la veille même de sa chute, dans ce IVe siècle où elle brilla d’un suprême éclat, s'y coudoyaient trafiquants, artisans, courtisanes, grands seigneurs et manants, théologiens et rhéteurs. C’est ce monde bigarré, et si séduisant aussi par tant de ses aspects, que Gilbert Charles-Picard reconstitue en une vaste fresque. Profond connaisseur de Carthage et de l’Afrique du Nord, où il a fait de nombreuses fouilles, l'auteur a eu recours à une abondante documentation. Celle-ci emprunte aux textes qui nous sont parvenus mais aussi, très largement, aux témoignages de l'archéologie, dont beaucoup sont encore inédits ou peu connus, notamment les mosaïques exhumées, dont l'imagerie constitue des récits riches de détails et d'évocations. Faisant ainsi tout à la fois œuvre d'historien et d'archéologue, Gilbert Charles-Picard fait revivre intensément cette Carthage grouillante d'hommes et d'idées dans ce volume où le texte est constamment Illustré de très belles reproductions photographiques. |
Note de contenu : |
- Avant-propos
- 1. LA « POÊLE DES AMOURS COUPABLES » : La Carthage césarienne et la Carthage augustéenne. — Étendue et population de la ville. — La reconstruction du IVe siècle. — Les quartiers du sud : les ports et l’amphithéâtre. — Monuments et maisons sur les collines du centre. — Le quartier des thermes d’Antonin : un vaste musée de plein air. — Vitalité et grands travaux au ive siècle. — Transformations urbaines et traditionalisme. - 2. HEURS ET MALHEURS D'UN GRAND PORT : Le « tophet » et ses sacrifices d’enfants. — Saturne se substitue à Ba’al Hammon. — Les ports et les docks romains. — Le ravitaillement de Rome à la merci de Carthage. — Une révolution sévèrement réprimée. — Les catastrophiques conséquences d’une usurpation. — Qui a détruit les ports de Carthage? — Domitius Alexander, jouet des nationalistes africains. — La politique d’apaisement de Constantin. — Un fastueux palais. — Le symbolisme des saisons. — Abondance et félicité de la terre d’Afrique. — Renouveau du loyalisme romain de Carthage. 3. CHASSES ET SPORTS, RELIGION ET MAGIE : Une découverte inattendue et sensationnelle. — Une imagerie des chasses. — Le thème de la chasse dans l’art romain. — Expéditions romaines en Afrique tropicale. — Deux notables représentés en pêcheurs. — La salle à manger des Saisons. — Style et signification symbolique d’une mosaïque. — Un sorcier nègre. — Les enfants chasseurs : un sport cruel mais aristocratique. — Un album mythologique : la mosaïque des chevaux. — L’importance des courses dans la civilisation romaine. — Le rôle social et politique des écuries de courses. — Un proconsul détourne saint Augustin des astrologues. — Astrologie et superstitions relatives aux courses. — Un chef-d’œuvre exceptionnel. — Le siège de la « faction bleue ». — L’énigme du pavement des chevaux. — Un futur évêque fanatique du cirque. - 4. LES DERNIERS PAÏENS : Un peuple de dieux dans un mystérieux caveau. — Païens et chrétiens au IVe siècle. — Les aventures d’un petit convent païen. — Des dieux de toutes les paroisses dans un « bunker ». — Les théurges du IVe siècle. — Le triomphe de Vénus et les spectacles nautiques. — Défense et illustration du paganisme. — Superstitions communes aux païens et aux chrétiens. —L’étrange histoire de sainte Salsa à Tipasa. —La coupure entre le christianisme et le paganisme. — Quelques témoignages de la résistance païenne._ La formation d’un christianisme populaire. - 5. LA SOCIÉTÉ DE CARTHAGE : SEIGNEURS ET MANANTS : Une aristocratie hiérarchisée, essentiellement terrienne. — Un moyen seigneur : Romanianus. — Les grands domaines ruraux. — La mainmise des grands propriétaires sur le commerce, l’industrie et les professions libérales. — Les obstacles à la puissance des grands : l’État, l’Église et l’armée. — Les résistances paysannes et le rôle des « circoncellions ». — Villas champêtres et domaines de plaisance. — Le livre d’images de la vie noble. — La dame en son jardin, le seigneur en son verger. — Luxe des grands et misère des pauvres. — Beuveries et banquets. — Carthage n’a pas été une seconde Sodome. — La mésaventure de l’étudiant Alypius. — Étudiants chahuteurs et « enfants docteurs ». - 6. LA VIE POLITIQUE : CULTE IMPÉRIAL ET CHRISTIANISME : Un beau portrait de Constance II — Un personnage shakespearien. — Une dédicace liée au drame qui a suivi la mort de Constantin. — Le siège d’une association vouée au culte impérial. — Le christianisme face à la vénération impériale. — Le thème des trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise. — La « Dame de Carthage », symbole du pouvoir impérial. — Une manifestation de l’opposition carthaginoise au séparatisme? - 7. LE CHRISTIANISME CARTHAGINOIS : Une tentative de recensement des églises. — Un prétendu temple d’Esculape qui Se révèle un édifice chrétien. — S’agit-il de la « memoria » de saint Cyprien? — Les pauvres vestiges de la cathédrales antique. — De précieux bas-reliefs : l’adoration des bergers et des mages. — Les reliques des martyrs mis à mort dans l’amphithéâtre. — Images du peuple chrétien sur des mosaïques tombales. — Sur un verre gravé, les apôtres Pierre et Paul représentés en pêcheurs. — Le IVe siècle, temps du secret et de l’initiation. — Les lampes, indices de la christianisation et preuves de la prospérité. — L’opposition topographique de la Carthage païenne et de la Carthage chrétienne. — Ralliement tardif de l’aristocratie au catholicisme. - Conclusion - Bibliographie - Table des illustrations |
Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
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GJ/D 020 | GJ/D 020 | Livre | Bibliothèque principale | Livres empruntables | Prêt possible Disponible |